21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 08:15

Avec le déménagement j'avais perdu pas mal de photos et de petits rien que j'avais remisé dans beaucoup de cartons, à l'emballage j'étais sûr de pouvoir facilement les retrouver mais même avec un bon marquage sur le flan je me suis rendu compte que ma tâche allait être ardue. Hé puis au fil des inombrables cartons ouverts chargés d'affaires on fini par retrouver en plus des trucs qui s'étaient cachés seuls et qui ressurgissent comme par magie au bon moment. C'est ainsi que je vais remettre la main sur une vieille carte mémoire où caché dans les fibres de ses  conduits electriques on peut y voir mon grand fils alors qu'il était très jeune, posant fièrement au garde à vous dans une petite partie de pêche à la bogue à Cassis.

Je me suis retrouvé là, avec cette série de photos numérique dans mon écran d'ordinateur et qui m'ont fait immédiatement repenser à tout ça, aux photos en noir et blanc des gloires de mon père aux sourires démesurés toutes dents dehors alors prêtes à bouffer la terre entière. A tout ce temps qui nous à fallu pour rassembler nos amis, le parcours difficile d'une équipe de pêcheurs la plus hétéroclite du monde où toutes les personnalités et toutes les conditions sociales pourtant s'y retrouve le temps d'une partie de pêche. Forcement quand on est un peu cérabral on ne passe pas le fil de sa vie à toute allure, il y a tout pleins de trucs qui égratignent le coeur et le passage sur la haie d'une blessure ne se fait pas sans peines, mais là, en voyant ces photos je vais presque arriver à entendre les cigales qui chantent dans les pins des calanques, le bruissement des romarins sous le vent chaud d'été, le minuscule poste Radiola de mon père qui distille le dernier tube de Claude François... 

La pêche c'est pas simple.

Mais pour l'heure je suis en route pour Marseille en direction des calanques, il a beaucoup de gouttes qui sont tombées durand la journée sur tout le territoire et je ne suis pas sûr que cela soit très bon pour la pêche. En principe les aductions d'eau dans l'eau salée ont une tendence à repousser le poisson plus qu'il ne l'attire mais bon, chaque principe est là pour être déjoué et au plus on est sûr de quelque chose au plus vite on se rends compte qu'en fait, on ne sait rien. Mon ami Bruno arrive quelques minutes avant moi, il est vingt heures pile, la très habituelle marche peut enfin commencer.

Presque arrivés sur le poste il va falloir y croire à fond la caisse pour tenter d'oublier que le petit vent d'Est prévu s'est transformé en bourrasques à plus de cinquante, merci à tout ceux qui essayent de prévoir la météo. Du haut de notre promontoir rocheux nous sommes aux première loges pour estimer sa force, il ne sera pas possible d'envoyer loin avec ce vent de face, il nous faudra nous contenter du peu et au petit bonheur la chance. Les écureuils sont à la ramasse avec ce vent, les scions décrivent des cercles vers le ciel et les fils sifflent très fort comme par tempête. De plus les éclairs semblent ne pas être bien loin, même en regardant attentivement nous n'arrivons pas à déterminer d'où cela provient, pourtant ça barde copieux quelques part.

A peine le temps de dire que la soirée va être bien pourrie que Bruno voit son écureuil se coller à la canne, cela ne peut pas être le vent car c'est le seul qui est monté, en plus quelle touche ! Inutile d'essayer de salabrer ici il faudra le remonter en force car les roches glissantes et le vent qui nous fait tituber ne font pas bon ménage avec la sécurité. Bruno va lever un beau sar qui va aller attérir dans son bac, voilà une belle prise qui démarre bien la soirée.

La pêche c'est pas simple.

Un peu plus tard c'est à mon tour de faire des étincelles. Alors que je suis replié pour fumer ma clope mais attentif quand même, je voit un de mes écureuils qui se décolle mollement du sol, à ce moment il faut estimer si c'est le vent qui fait ça ou si c'est une touche. Dans le doute je vais vérifier, mais à peine arrivé à la canne le fil se tend et l'écureuil se colle faisant tourner copieusement le frein quelques segondes. Vu la bannière dehors le il n'a rien vu venir, en plus il doit y avoir beaucoup de houle de fond et cela appaîse fortement la méfiance du poisson. Je suis en train de remonter une belle patate, avec le vent qui pousse j'ai du mal à tenir debout c'est encore une autre dimension, par moments c'est super lourd et la segonde d'après on ne sent plus rien. Pas facile de rester concentré et surtout prêt à rendre la main à tout instants, Bruno se prépare à salabrer, la daurade arrive et elle rentre par miracle ( c'est le mot) dans les mailles.

La pêche c'est pas simple.

Cinq minutes suffisent pour avoir de nouvelles touches, le père Bruno va faire une série impressionnante de beaux sars, au vu des conditions quasi extrêmes on se dit que tout cela tient du miracle. Je n'aurais pas parié un euros sur le déroulement de la soirée tellement là c'est n'importe quoi. Je suis aux prises avec un truc qui bataille très fort, je ne peut exactement savoir ce que c'est car j'ai du mal à rester debout et je ne peut pas bien rester en contact avec le poisson, mais par moments il sonde furieusement et c'est ça quil ma fait dire qu'il est assez gros sinon pour le reste...Mais là on ne peut pas le salabrer car c'est trop haut il me faudra le remonter en poids, vu mon 21 centièmes c'est pile ou face. Bon voilà j'y suis, je vient d'accrocher un pageot de belle taille, les frontales éclairent toute la zone et c'est l'heure de le remonter car il bataille à la surface et il ne peut pas aller plus haut. Heureusement le fil que j'ai choisi va tenir bon et mon ami va terminer de le mettre à l'abri à la main.

La pêche c'est pas simple.
La pêche c'est pas simple.

Tout le reste va être du n'importe quoi, le vent va redoubler de force et les éclairs sont de plus en plus menaçants. La mer charie toutes les saletés accumulées dans les criques ce n'est plus jouable et l'eau sent très mauvais. Nous ne verrons plus les touches malgré que le poisson semble être très présent, mais pêcher au hasard n'est pas très exaltant et rester replié derrière une roche pour s'abriter non plus. Mieux vaut rentrer à la maison, de toute façon nous avons largement fait notre pêche de ce soir au vu des conditions.

La pêche c'est pas simple.
La pêche c'est pas simple.

D'un coup nous allons comprendre qu'il faut partir en urgence, les éclairs commencent à gronder tout à côté à droite et à gauche, la brume s'épaissi, humm ça sent pas bon tout ça. Tout est replié en un rien de temps, nous marchons à la hâte et a la voiture la pluie arrive, nous sommes parti juste au bon moment, une minute de plus et c'est la rincée.

Sur le retour je ne peut m'empêcher de stopper quelques instants sur le bord de la route malgré la pluie juste pour voir d'où vient tout ce marasme. Il semble que cela vienne de Fos sur Mer, là où les galinettes pêchent, je pouffe rire car j'immagine sans peine que la vidéo va être rigolotte.

Bon allé ce n'est pas tout, il est trois heures du matin et il faut rentrer maintenant, mon ami doit être bien loin maintenant...

La pêche c'est pas simple.
La pêche c'est pas simple.

Partager cet article

Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, GEGE. - dans Poissons sport
commenter cet article
14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 19:49

 

Je suis dans la cuisine et je prépare mes montages pour la pêche de ce soir quand mon dernier fils de 4 ans arrive le doudou à la main tout inerpellé par tout ce beau matos déployé sur la table. Ses yeux écarquillés ne perdent rien de mes noeuds de raccord, l'entrelassement des fils qui finissent par former une boucle, des hameçons qui finissent par être entortillés autour d'une bobine. ce virevoltage magique me fait immédiatement replonger dans mon enfance car là j'ai bien conscience que hier c'était moi qui était à sa place...

Quand j'étais enfant je regardais moi aussi attentivement mon père faire ses fameux montages savants sur la table jaune pâle en formicat de la cuisine, appuyé sur les coudes la tête entre les mains rien ne pouvait m'échapper à mes yeux avides de ses sciences auquel je ne comprenais rien du tout. Malgré sa patience inébranlable à faire et à défaire des explications complexes qui ne pouvaient pas atteindre mon esprit d'enfant, il reprenais avec patience encore et encore pour qu'un jour peut être... Dans mes réflexions enfantines je me voyais déjà un grand pêcheur, mes prises incroyables portaient toutes aspirations vers le sommet de la chaîne sociale, mon esprit juvénile d'alors pouvait deviner sans peine les millions de francs coulants dans les poches de mon short en Jean délavé alors à la mode. Oui à cette époque l'argent était une priorité pour nos familles, plus qu'aujourd'hui, l'essence de nos vies étaient bercées par le moindre argent gagné à la sueur du front. Il n'y avait pas de crédits à la consommation pour éponger quelques défaillances non, il fallait économiser le moindre sous pour se payer le dérisoire. Le dérisoire pour ma famille c'était le loisir de mon père à savoir la pêche en mer. Rien n'était moins important que ce ridicule passe temps que mon éfarouché papa s'obstnait à poursuivre contre vents et marées. Pourtant il était aussi chasseur, ramasseur de champignons, d'herbes fines pour la cuisine, en fait, je crois bien qu'il aimait tout simplement se retrouver en pleine nature à contempler l'absolu et refaire le point sur sa vie. Mais il a laissé des messages dans les racines de ma vie d'adulte, il a su à sa manière faire resurgir un jour le vrai plaisir d'être au bord de l'eau quoiqu'on en dise et qu'il se passe. C'est ainsi qu'un jour j'ai entammé seul ma vie de pêcheur. J'ai toujours resenti sa douce bienveillance sur mon épaule, avec lui j'ai construit un monde qu'il aurai sans doute aimé partager avec moi et le nombre de fois où j'ai revu son mirage marcher devant moi ne se compte plus.

Mais aujourd'hui il serais sûrement surpris de connaître le contenu de la musette que je trimbale sur le dos ce soir. A l'époque, le choix des appâts était restreint pour une pêcheur amateur, inutile de vous dire le peu d'accessoires que nous embarquions avec nous quand sonnait l'heure d'une sortie. Aujourd'hui nos boites sont remplies de tout un tas de trucs qui nous sont parfois vitales comme les perles, les bas de lignes de tous les calibres, l'armada d'hameçons, les plombs multiformes bref, rien de commun avec le temps passé. Ce qui n'est  pas commun avec cette époque non plus c'est le nombre de filets qui sont posés aujourd'hui, c'est d'ailleurs la première source de nos ennuis quand vient l'heure de se décider pour un poste. Nous sommes obligés de prévoir plusieurs plans pour trouver un recoin pas toujours adéquat avec nos appâts. Hé bien c'est juste ce qui s'est passé ce Vendredi soir.

Robert et moi marchons en toute hâte  dans les sentiers douloureux des calanques afin de rejoindre notre ami Bruno, nos pas sont pressés et la sueur coule à flots sur nos fronts. Il est déjà tard, les minutes qui défilent pourraient nous faire rater notre poisson car c'est souvent à la tombée de la nuit que nos prises ont été faites. Mais à peine le grand vallon avalé que nous croisons Bruno qui est sur le chemin du retour ?

Il nous explique qu'il est allé loin pour trouver notre bonheur mais  il y a des balises de filets de partout jusqu'en galère même. Ha mince, demi tour il va falloir retourner et trouver un autre poste. Du haut de la coline j'essaye de trouver un recoin, tient il y en a un là bas, c'est pas confort mais bon, nous n'avons plus le choix...

Mais la chance ne va pas frapper aussi fort que les autres soirs, pourtant j'ai embarqué du Rimini, des lamelles de violets, des petites seiches et du calmar fraîcheur au top !

de l'enfance à l'adulte.

Je déballe le ver de Rimini et je le sort doucement de sa prison de glace, il ressemble à un frais c'est vraiment incroyable. J'en coupe un petit bout et je saucissonne fermement pendant que mes copains essayent de trouver un rocher plat.

de l'enfance à l'adulte.

Là je suis en mode de guerre et il ne faut pas perdre la moindre minute,  une fois installé on verra pour les clopes et le pipi, pour l'instant c'est la course ! Dans la foulée je me prépare une belle lamelle de violet que je vais liguaturer avec passion, c'est pile ou face car si il y a des beaux yeux mon rêve de prendre une daurade avec va s'envoler aussi vite que la fumée de la clope de Robert.

de l'enfance à l'adulte.
de l'enfance à l'adulte.

C'est très sympa de pêcher avec de nouveaux appâts, il est vrai que j'y pense depuis longtemps et là c'est l'occasion qui fait le laron. Ce qui est bien c'est que la friandise est très légère et cela me permet de l'envoyer aussi loin que tout mes espoirs...

Bon voilà tout le monde est installé et nous n'avons visiblement pas de touches. Ca fait bien longtemps que je n'ai pas eu ce sentiment étrange que nous ne ferons pas grand chose ce soir, faut dire que le poste que nous avons involontairement été obligé de prendre n'est pas de toute première fraîcheur, il y a des saletés de partout entre les failles, la moindre tache d'eau est croupie est grouille de moustiques juvéniles. Par moments  même il remonte des odeurs dans les narines que seul un mot peut résumer, beuuuurrrkkkkkk !!!!

Pourtant au bout d'un bon moment j'ai enfin la touche au Rimni, une belle tirée avec un départ de frein qui m'indique que je vais peut être le premier à ouvrir le bal ce soir. Mais au lieu de prendre et de ferrer je vais aisser faire quelques minutes pour voir, et si le poisson ne revient rapidement pas on verra bien. Ha tient j'ai aussi la touche sur la lamelle de violet, c'est pas la folie mais bon, avec les daurades on ne sait jamais car les touches sont parfois discrètes. Les minutes passent et je vais remonter la premier ligne car manifestement y'a plus personne au bout du fil, il a dû se barrer avec mon ver aussi vite que ses nageoires lui ont permis. La remontée est complexe, j'ai un truc de lourd qui ne bataille pas, un peu comme si j'avais ramassé une boule d'algues, là il y a tout qui souffre il faut être prudent.

A la surface nous voyons arriver le premier poisson de la nuit et ce sera une belle sole, yessss !!!!

de l'enfance à l'adulte.

Les heures passent et les touches se font attendre, on bricole un petit pageot par ici, une bogue par là, des petits sars, autant dire que nous sommes loin du compte. Vers minuit je passe à la vitesse supérieure, normalement à ces heures les beaux sujets sortent de boite et cherche un resto pas trop loin, moi je vais leur offrir une belle seiche armée avec un os en fer forgé, "bas" de ligne en résille tressé fin. Même un requin ne pourra le couper avec se dents.

de l'enfance à l'adulte.

Le vent est franchement désagréable ici, il tourne dans tous les sens et il est difficile d'envoyer la ligne quand il tourbillonne ainsi, conjugé à des pierres lisses et bien glissantes, voilà le cocktail pour finir aux urgences !Nous allons nous regrouper et parler un peu de tout, vu que nous n'avons pas de touches il est inutile de rester planté comme un piquet devant ses cannes.

Mais juste avant de partir, enfin, je vais faire ma blanquette, rien de commun avec celles prises les semaines passées mais elle est bienvenue.

de l'enfance à l'adulte.

Hé bé voilà la soirée est finie, nos appâts se sont fait bousiller par des poissons fantômes, toutes les lamelles de violets pourtant bien ficelées ont été englouties par je ne sait quoi au juste. J'ai bien capté que cet appât faisait du remue ménage sous les eaux mais je pense qu'à peine l'appât avait t'il touché le fond qu'une armée de beaux yeux s'en sont chargé à chaque fois. 

Comme d'habitude nous allons tout remballer et ne rien laisser de notre passage, cette soirée à été vraiment sympa avec mes amis et il est vrai qu'au fond pour une fois je ne regrette pas de ne pas à devoir traverser toutes les calanques pour rejoindre la voiture, là nous sommes à cinq minutes à peine. Comme toujours, on se met au cul des coffres pour discuter une peu, on fume la dernière cigarette en finissant de se raconter la dernière, on fait le dernier cliché pour la route, hé voilà , c'est vraiment fini...

de l'enfance à l'adulte.

Partager cet article

Construit et imaginé par RORO, GREG, MARCO, GEGE. - dans pêche au bord de l'eau. sport
commenter cet article

Silver En Résumé.

  • : Daurades,Calmars, seiches, poulpes, poissons, suivez nous en temps quasi réel en toutes les langues.
  • Daurades,Calmars, seiches, poulpes, poissons, suivez nous en temps quasi réel en toutes les langues.
  • : Comment pratiquer une activité de pêche annuelle, les saisons offrent la possibilité de varier les lieux et ses prises.Des astuces incontournables pour une pêche durable et écologique. Du calmar l'hiver jusqu'à la daurade l'été, pas de temps mort on est sur le pont toute l'année...
  • Contact

Roro.

  • RORO, GREG, MARCO, GEGE.
  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps  ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche...  Aventures de pieds nickelés garanti...
  • Quand la nuit tombe nos esprits s'éveillent, qu'importe le temps ou les saisons il n'y a pas de poissons à l'abri de nos cannes à pêche... Aventures de pieds nickelés garanti...

Pour contacter SILVERPECHE.

                Depuis Votre Messagerie notre adresse est: 

                              silverpeche@gmail.com

    

Recherche Dans Le Blog

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog